En interdisant, depuis début 2026, les balades à dos d’éléphant sur l’ensemble de son territoire, l’Indonésie ne se contente pas de répondre aux critiques sur le bien-être animal. L’archipel inscrit cette décision dans une stratégie plus large de protection de la biodiversité, alors que l’éléphant de Sumatra, espèce endémique, est classé en danger critique d’extinction.
Depuis début 2026, l’Indonésie interdit les promenades impliquant de monter sur un éléphant dans l’ensemble de ses zoos, parcs animaliers et centres de conservation. Une mesure qui marque un tournant dans la manière dont l’Indonésie articule tourisme, conservation et protection des espèces menacées.
Une interdiction nationale pour un tourisme plus éthique
Le 18 décembre 2025, la Direction générale de la conservation des ressources naturelles et des écosystèmes (KSDAE), rattachée au ministère indonésien de l’Environnement et des Forêts, l’a annoncé dans une circulaire. Celle-ci interdit désormais toutes les activités impliquant la monte d’éléphants, qu’elles soient commerciales ou non. Cette mesure traduit la volonté nationale de promouvoir un tourisme plus respectueux des animaux et de leur bien-être.
Elle s’applique à tous les établissements accueillant ces animaux. Les agences locales de conservation (BKSDA) sont chargées de veiller à son application. Les structures qui ne respecteraient pas l’interdiction s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de leur licence.
Des exceptions restent possibles, strictement encadrées, notamment pour les patrouilles de conservation, la gestion des conflits entre humains et éléphants ou certaines interventions d’urgence.
Une espèce en danger critique
Si la mesure est saluée par les organisations de défense animale, son importance dépasse la seule question éthique.
Selon le WWF, il ne resterait aujourd’hui qu’entre 2 400 et 2 800 éléphants de Sumatra à l’état sauvage. La population aurait chuté de moitié entre 1985 et 2012, sous l’effet combiné du braconnage, de la déforestation et de l’expansion agricole.
La fragmentation des forêts de Sumatra, notamment liée aux plantations industrielles, réduit les habitats disponibles et accentue les conflits entre éléphants et populations locales. Dans ce contexte, chaque individu représente un enjeu crucial pour la survie de l’espèce.
Mettre fin aux attractions touristiques impliquant la monte revient donc à limiter une pression supplémentaire sur une population déjà fragilisée.
Des pratiques contestées
Plusieurs ONG internationales dénonçaient depuis des années les conditions de dressage et de captivité associées aux promenades touristiques.
World Animal Protection qualifie cette activité comme l’une des formes de divertissement animalier les plus problématiques en Asie.
Des enquêtes relayées par PETA ont documenté des méthodes de dressage coercitives et les effets physiques liés au port répété de charges sur la colonne vertébrale des animaux.
En intégrant ces préoccupations dans une politique nationale, le gouvernement affirme vouloir faire évoluer le modèle touristique vers des pratiques davantage centrées sur l’observation et l’éducation.
Un changement de modèle à construire
La décision n’est pas sans conséquences économiques. Selon des gestionnaires de sites de conservation en Indonésie, l’interdiction des balades à dos d’éléphant pourrait entraîner une baisse de revenus d’environ 50 % pour certains parcs touristiques qui dépendaient fortement de cette activité pour financer leurs opérations notamment l’alimentation, les soins médicaux et le personnel.
Le défi sera désormais de développer des alternatives viables : programmes éducatifs, immersion dans les écosystèmes forestiers, observation sans contact direct. L’objectif affiché est de concilier attractivité touristique et impératif de conservation.
Un signal pour la biodiversité régionale
En devenant le premier pays asiatique à interdire totalement les promenades à dos d’éléphant, l’Indonésie envoie un signal fort dans une région où cette pratique demeure répandue.
Pour l’éléphant de Sumatra, dont la survie dépend avant tout de la préservation de ses habitats forestiers, cette mesure ne suffira pas à elle seule. Mais elle s’inscrit dans une logique plus large : celle d’un tourisme appelé à s’adapter aux exigences de la conservation et à reconnaître que la protection de la biodiversité passe aussi par l’évolution des pratiques humaines.
Une interdiction nationale pour un tourisme plus éthique
Le 18 décembre 2025, la Direction générale de la conservation des ressources naturelles et des écosystèmes (KSDAE), rattachée au ministère indonésien de l’Environnement et des Forêts, l’a annoncé dans une circulaire. Celle-ci interdit désormais toutes les activités impliquant la monte d’éléphants, qu’elles soient commerciales ou non. Cette mesure traduit la volonté nationale de promouvoir un tourisme plus respectueux des animaux et de leur bien-être.
Elle s’applique à tous les établissements accueillant ces animaux. Les agences locales de conservation (BKSDA) sont chargées de veiller à son application. Les structures qui ne respecteraient pas l’interdiction s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de leur licence.
Des exceptions restent possibles, strictement encadrées, notamment pour les patrouilles de conservation, la gestion des conflits entre humains et éléphants ou certaines interventions d’urgence.
Une espèce en danger critique
Si la mesure est saluée par les organisations de défense animale, son importance dépasse la seule question éthique.
Selon le WWF, il ne resterait aujourd’hui qu’entre 2 400 et 2 800 éléphants de Sumatra à l’état sauvage. La population aurait chuté de moitié entre 1985 et 2012, sous l’effet combiné du braconnage, de la déforestation et de l’expansion agricole.
La fragmentation des forêts de Sumatra, notamment liée aux plantations industrielles, réduit les habitats disponibles et accentue les conflits entre éléphants et populations locales. Dans ce contexte, chaque individu représente un enjeu crucial pour la survie de l’espèce.
Mettre fin aux attractions touristiques impliquant la monte revient donc à limiter une pression supplémentaire sur une population déjà fragilisée.
Des pratiques contestées
Plusieurs ONG internationales dénonçaient depuis des années les conditions de dressage et de captivité associées aux promenades touristiques.
World Animal Protection qualifie cette activité comme l’une des formes de divertissement animalier les plus problématiques en Asie.
Des enquêtes relayées par PETA ont documenté des méthodes de dressage coercitives et les effets physiques liés au port répété de charges sur la colonne vertébrale des animaux.
En intégrant ces préoccupations dans une politique nationale, le gouvernement affirme vouloir faire évoluer le modèle touristique vers des pratiques davantage centrées sur l’observation et l’éducation.
Un changement de modèle à construire
La décision n’est pas sans conséquences économiques. Selon des gestionnaires de sites de conservation en Indonésie, l’interdiction des balades à dos d’éléphant pourrait entraîner une baisse de revenus d’environ 50 % pour certains parcs touristiques qui dépendaient fortement de cette activité pour financer leurs opérations notamment l’alimentation, les soins médicaux et le personnel.
Le défi sera désormais de développer des alternatives viables : programmes éducatifs, immersion dans les écosystèmes forestiers, observation sans contact direct. L’objectif affiché est de concilier attractivité touristique et impératif de conservation.
Un signal pour la biodiversité régionale
En devenant le premier pays asiatique à interdire totalement les promenades à dos d’éléphant, l’Indonésie envoie un signal fort dans une région où cette pratique demeure répandue.
Pour l’éléphant de Sumatra, dont la survie dépend avant tout de la préservation de ses habitats forestiers, cette mesure ne suffira pas à elle seule. Mais elle s’inscrit dans une logique plus large : celle d’un tourisme appelé à s’adapter aux exigences de la conservation et à reconnaître que la protection de la biodiversité passe aussi par l’évolution des pratiques humaines.
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