Dans la région des Savanes, au nord du Togo, une coopérative féminine mène une initiative ambitieuse de reboisement visant à restaurer le couvert forestier du mont Natigou, fragilisé par des années d’exploitation intensive du bois. Lors d’un reportage réalisé récemment à Natigou .
À Natigou, localité située à une trentaine de kilomètres de Dapaong, la coupe du bois a progressivement altéré le paysage et appauvri l’écosystème du mont éponyme. Face à cette dégradation persistante, des femmes ont choisi d’agir.
Réunies au sein de la coopérative Djoual nbiig , expression issue de la langue Moba signifiant « que la montagne s’assombrisse » , elles se sont donné pour mission de redonner au mont Natigou la densité végétale qu’il a peu à peu perdue. Fondée en 2021, la coopérative regroupe aujourd’hui environ soixante-dix membres engagées dans une dynamique collective de restauration environnementale .
Depuis le lancement de leurs activités, près de 20 000 plants ont été mis en terre sur une superficie estimée à 15 hectares. Les espèces sélectionnées acacias, eucalyptus, kaya et anacardiers ont été choisies pour leur capacité d’adaptation aux conditions pédoclimatiques de la zone, c’est-à-dire aux caractéristiques du sol et du climat de la région.
Selon les évaluations des services forestiers togolais, le taux de survie des plants avoisinerait 80 %, attestant de la rigueur de l’entretien assuré par les membres.
Au-delà de l’enjeu écologique, l’initiative revêt une portée sociale et économique notable. Elle contribue à alléger la pénibilité liée à la recherche du bois de chauffe, à préserver les plantes médicinales locales et à générer des revenus grâce à la production de plants en pépinière.
Les membres constatent également des effets positifs sur leur environnement immédiat. Selon leurs observations, la zone bénéficierait désormais de précipitations plus régulières et d’une moindre violence des vents lors des orages, bien que ces perceptions restent à confirmer par des données météorologiques officielles.
Cet engagement a été salué par l’attribution du premier prix de meilleur reboiseur de la région des Savanes (édition 2024), distinction officiellement remise en mars 2025 par le ministère togolais en charge de l’Environnement. Doté d’une enveloppe d’un million de francs CFA et d’un trophée, ce prix vise à encourager les initiatives communautaires en faveur du reboisement.
Toutefois, des défis subsistent. La rareté de l’eau en saison sèche ainsi que la divagation des animaux compromettent parfois la survie des jeunes plants. Pour pérenniser et étendre leurs actions, les membres appellent à un appui technique et matériel, notamment pour la réalisation de forages et l’acquisition d’équipements de protection.
À Natigou, ces femmes démontrent que la restauration du couvert forestier peut s’inscrire dans une dynamique communautaire durable, portée par la détermination, la solidarité et une vision à long terme de la préservation des ressources naturelles.
Source : Mongabay
Réunies au sein de la coopérative Djoual nbiig , expression issue de la langue Moba signifiant « que la montagne s’assombrisse » , elles se sont donné pour mission de redonner au mont Natigou la densité végétale qu’il a peu à peu perdue. Fondée en 2021, la coopérative regroupe aujourd’hui environ soixante-dix membres engagées dans une dynamique collective de restauration environnementale .
Depuis le lancement de leurs activités, près de 20 000 plants ont été mis en terre sur une superficie estimée à 15 hectares. Les espèces sélectionnées acacias, eucalyptus, kaya et anacardiers ont été choisies pour leur capacité d’adaptation aux conditions pédoclimatiques de la zone, c’est-à-dire aux caractéristiques du sol et du climat de la région.
Selon les évaluations des services forestiers togolais, le taux de survie des plants avoisinerait 80 %, attestant de la rigueur de l’entretien assuré par les membres.
Au-delà de l’enjeu écologique, l’initiative revêt une portée sociale et économique notable. Elle contribue à alléger la pénibilité liée à la recherche du bois de chauffe, à préserver les plantes médicinales locales et à générer des revenus grâce à la production de plants en pépinière.
Les membres constatent également des effets positifs sur leur environnement immédiat. Selon leurs observations, la zone bénéficierait désormais de précipitations plus régulières et d’une moindre violence des vents lors des orages, bien que ces perceptions restent à confirmer par des données météorologiques officielles.
Cet engagement a été salué par l’attribution du premier prix de meilleur reboiseur de la région des Savanes (édition 2024), distinction officiellement remise en mars 2025 par le ministère togolais en charge de l’Environnement. Doté d’une enveloppe d’un million de francs CFA et d’un trophée, ce prix vise à encourager les initiatives communautaires en faveur du reboisement.
Toutefois, des défis subsistent. La rareté de l’eau en saison sèche ainsi que la divagation des animaux compromettent parfois la survie des jeunes plants. Pour pérenniser et étendre leurs actions, les membres appellent à un appui technique et matériel, notamment pour la réalisation de forages et l’acquisition d’équipements de protection.
À Natigou, ces femmes démontrent que la restauration du couvert forestier peut s’inscrire dans une dynamique communautaire durable, portée par la détermination, la solidarité et une vision à long terme de la préservation des ressources naturelles.
Source : Mongabay
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